Le compromis fiscal d’Obama définitivement adopté par le Congrès américain

Source: LEMONDE.FR avec Reuters | 17.12.10 | 08h37  •  Mis à jour le 17.12.10 | 08h42

 La Chambre des représentants a adopté à son tour tard, jeudi 16 décembre au soir, le compromis fiscal conclu entre Barack Obama et l’opposition républicaine, qui prolonge les allégements d’impôts hérités de la présidence de George W. Bush. Le texte va à présent être soumis au président démocrate pour que celui-ci promulgue la loi.

Malgré les objections de nombre de démocrates, qui jugent l’accord déséquilibré, le paquet fiscal a été adopté par 277 voix contre 148. Les sénateurs l’avaient largement approuvé mercredi par 81 voix contre 19. Comme au Sénat, ce sont les élus républicains qui ont apporté le principal contingent de voix en faveur du texte. Chiffrées à 858 milliards de dollars, ces mesures fiscales, qui pourraient avoir un effet bénéfique sur la croissance, prolongent les allégements d’impôts – qui expiraient normalement au 31 décembre – accordés à tous les Américains sans critères de revenus.

OBAMA EN QUÊTE DE COMPROMIS

Les démocrates, Obama en tête, s’opposaient à une reconduction pour tous, préférant les limiter aux foyers gagnant moins de 250 000 dollars (environ 189 000 euros) par an pour les familles, 200 000 dollars pour les contribuables célibataires. Mais, tirant les conclusions de son échec aux élections de mi-mandat de novembre, le président s’est résolu à un compromis avec les républicains, majoritaires dans la future Chambre des représentants, qui réclamaient la reconduction permanente de ces allégements d’impôts.

Outre le maintien pour deux ans des baisses d’impôts pour tous les contribuables, l’accord prolonge aussi les allocations pour les chômeurs de longue durée et crée une série de déductions d’impôts sur les droits de succession, mais aussi pour les étudiants, les familles des classes moyennes et les entreprises. L’issue de son examen au Congrès représente une victoire majeure pour les républicains et marque une évolution d’Obama vers le centre, qui va devoir composer avec une Chambre des représentants majoritairement républicaine pour les deux dernières années de son mandat.